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LE CHEMIN #2 CHANGEMENT DE VIE – BILAN 1 AN

En octobre 2019, je vous postais un article pour vous parler du virage et du déménagement lié à une volonté de changement de vie de la fine équipe des chats perchés. Je vous y expliquais un peu le pourquoi, le comment et les prises de consciences qui étaient arrivées à ce moment là.

Bientôt, début août 2020, cela fera un an que nous avons déménagé à Montpellier pour procéder à ce « changement de vie ». C’est l’heure d’un premier up date, d’un premier bilan.

Parlons des premiers jours et des premiers mois pour commencer. Les premiers instants dans notre nouveau décor avaient, il est vrai, quelque chose d’assez magique, avec un côté « on l’a fait, on a réussi ! ». Et puis, passer de Paris à Montpellier donne un peu l’impression de partir en vacances. Le soleil, la proximité de la mer, les petites rues pavées avec les guirlandes de fanions, les cigales … On s’est installés, on a déballé nos cartons dans un appartement un peu plus grand. Petit à petit, on a aménagé notre terrasse, on a mis des plantes grasses, mon ch’amoureux a construit du mobilier de jardin avec des matériaux de récup’ et des meubles trouvés dans la rue, on a fait pousser des tomates cerises, des courgettes et du basilic. Les deux chatounes pouvaient enfin sortir et avaient l’air plus heureuses que jamais. Au début, on a l’impression qu’on a besoin de rien de plus, qu’on pourrait vivre d’un rien comme ça toute la vie, d’amour et d’eau fraîche.

J’avais vu une vidéo qui disait que dans ce genre de déménagement, au bout de quelques semaines, on se rendait compte qu’on n’était pas en vacances et qu’on avait la nostalgie de notre vie d’avant. Je me disais que ça ne me le ferait sans doute pas. Paris, son métro, son stress et ses mauvaises odeurs, me manquer ? Jamais ! Et puis, on remontait sur Paris régulièrement pour faire des concerts et revoir les copains. Donc ça passait très bien. Et avec les quelques mois étranges de cette année 2019/2020 entre grèves et Corona virus, on était bien contents d’être à Montpellier plutôt qu’à Paris !
Mais il est vrai qu’au bout de quelques mois, j’ai trouvé bizarre de ne pas avoir plus froid en automne et que les feuilles rouge-orangées ne tombent pas aussi tôt que ce à quoi j’étais habituée. Et puis, mes souvenirs de Paris ont commencé à se transformer dans ma tête. Le biiiiip assourdissant des portes du métro qui se ferment, les gens trop pressés qui te bousculent et qui ne s’en rendent même pas compte, les odeurs d’urine à chaque coin de rue un peu « caché », le trop-plein de tous les côtés, ont laissé place aux promenades dans le Jardin des Plantes, aux apéros sur les quais avec les amis, les soirées jam-tango au bar des Franchutes, les glaces de la rue Mouffetard … Et oui, j’ai fini par être nostalgique de pas mal de choses. Après, chaque allée à Paris me rappelle que décidément je ne pourrai plus vivre dans une ville comme celle-ci. Mais je n’en suis pas moins nostalgique. L’âge aussi peut-être ? Passer la trentaine fait peut-être prendre conscience que le temps ne s’arrête pas de filer.

Déménager dans un endroit où on ne connaît personne ou très peu de monde a quelque chose de très fatiguant aussi. Tout recommencer à zéro, c’est enthousiasmant au départ, mais c’est beaucoup d’énergie. Se refaire des contacts et des amis sur place, se recréer des habitudes et un cadre familier, des nouveaux lieux de travail avec parfois des fonctionnements auxquels on n’était pas habitués. Et il faut accepter que tout ça prenne du temps. Qu’on ne peut pas aller plus vite que la musique. Il y a des moments où on aurait juste envie de retourner manger une tartine de pain avec des carrés de chocolat chez ses parents, ou récupérer « sa vie d’avant » le temps de se reposer un jour ou deux. Il se peut qu’il y ait des périodes de déprime, de fatigue nerveuse, des moments de tensions car on n’arrive pas toujours à être celui qui va remonter le moral de l’autre. Mais si on a bien réfléchi la décision de partir, on essaye de se rappeler pourquoi on a fait ça, vers où on veut aller et se rappeler que les moments de « bad » comme ça sont passagers. Être patient avec soi et avec l’autre, et savoir prendre soin de soi. Ça fait partie du processus d’un « retour à zéro ».

Parfois, on peut aussi voir ce « changement de vie » comme un virage radical. Ça l’est quelque part. Mais la vie, bien que différente, ne fait que suivre son cours. On s’imagine parfois dans notre nouvelle vie, dans un nouveau lieu, avec de nouvelles habitudes, dans un nouveau travail … presque être une autre personne. Mais qui on est profondément, ça ne changera pas. Nos plaisirs, nos petits travers, nos besoins, notre passé, nos peurs, nos casseroles, tout ça, ça nous suit où qu’on aille. On a toute la vie pour avancer ou stagner, où qu’on soit. Quelque soit le lieu qu’on choisit, on pourra toujours rencontrer sur notre route des gens qui vont nous accompagner un bout de chemin, nous apporter un petit quelque chose d’eux, nous aider parfois à y voir plus clair ou à nous sentir un peu mieux, nous apprendre quelque chose sur nous-même. Chaque jour peut toujours être considéré soit comme un de plus à passer, soit comme une nouvelle aventure à écrire et à vivre.
Et ce que le fait de déménager loin m’a principalement appris, c’est ça. La vie peut-être plus ou moins routinière, plus ou moins tranquille, mais tout dépend de ce que l’on choisit d’en faire et de comment on choisit d’appréhender les choses qui nous arrivent. Ça m’a rappelé que ce n’est pas le lieu où on choisit de vivre (même si ça peut y participer), mais notre état d’esprit qui va faire de nos journées une chose ou une autre. Et nous sommes libres de choisir cet état d’esprit, ou en tout cas de travailler dessus, pour vivre la vie qu’on a envie de vivre, un instant après l’autre. Le chemin continue et on n’est jamais vraiment arrivés.

Pour conclure, nous n’avons pas le moins du monde regretté notre décision de quitter Paris pour le sud. On se sent bien mieux ici et de nouvelles portes s’ouvrent petit à petit, parfois presque toutes seules ! D’ailleurs, nous allons bientôt devoir refaire nos cartons … Pour aller où ? Haha, suspens;-) Comme je disais, le chemin n’est jamais fini. La suite au prochain épisode …

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